POESIE

Incarnation

 

Tu dors, mais ton cœur veille, car il est embrasé

D’une ardeur insondable et d’un feu dévorant,

De tendresse infinie, d’un amour si ardent,

Et ton âme respire un parfum de rosée.

 

Ton jeune corps si pur, vierge et ensommeillé

Qui vibre de la vie en tes veines coulant,

En cette nuit bénie de ce lointain printemps

Va connaître l’inouï, l’adorable baiser.

 

Le Souffle de l’Aimé est passé sans un bruit,

Il t’a tout doucement enlacée contre Lui

Et t’a très tendrement demandé ton accord.

 

Alors dans un élan qui nous vaut le Salut

Tu as donné ton oui, tu as donné ton corps,

Et le Verbe chez nous, chez les siens est venu !

 

© Fanch Deaubour

 

Le 25 mars 2009, en la fête de l’Annonciation

25 ans de mariage 


J’ai glissé ma main dans la tienne

Il y a déjà un moment

Il y a très peu de temps

Ou peut-être une éternité

Notre amour est une longue route

Qui ne pourra se terminer

Car elle commence avant l’Histoire

Et se continue bien après

Maillon d’une chaîne infinie

D’amours qui s’enchaînent

Et qui rejoignent, chacun leur tour,

Le Grand Amour d’où ils viennent,

Et pour toujours !

 

Je t’aime dans ton sourire

Et ton regard qui rencontre le mien

Lieux de communion infinie

Je t’aime dans tes paroles

Que j’attends et recueille

Je t’aime dans notre union

Action de grâce inouïe

Je t’aime en ton absence apparente

Où nos cœurs sont unis

Je t’aime dans nos enfants

Témoins de notre bonheur

Je t’aime dans la grisaille

Et les intempéries

Je t’aime dans le soleil éclatant

De nos réconciliations

 

Je t’aime.

 

                                                                

                                                                        Françoise       

 

"O temps, suspends ton vol !"


Le lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? Nous voguions en silence;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !


" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,

Le temps m'échappe et fuit ;

Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !

L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur, 
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?


Eh quoi! N'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! Passés pour jamais ! Quoi ! Tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! Rochers muets ! Grottes ! Forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants côteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé ! 

Alphonse de LAMARTINE   1790-1869

Le site où l'on peut

trouver des raisons

d'y croire ...


et des témoignages

qui le confirment !

Est-ce que l'Amour s'impose ?
Est-ce que l'Amour peut contraindre ?
Menacer ? Ou punir ? 
Non !

L'Amour ne peut que s'offrir,
l'Amour ne peut qu'attendre.

Et si l'Amour échoue, et qu'il continue à être l'Amour,
il ne peut que mourir pour celui qui refuse d'aimer.

 

Maurice Zundel

Nous faisons un grand pas 

sur la voie 

du véritable amour 

le jour où nous acceptons 

de n'être plus Dieu 

pour l'être aimé 

et où nous lui pardonnons 

de n'être pas Dieu 

pour nous.

Il reste alors,

au lieu de deux idolâtres,

l'union de deux pauvretés 

et de deux prières. 

Gustave Thibon

philosophe

"Aimer,

c'est tout donner,

et se donner

soi-même"

 

Thérèse Martin

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pour être un lieu

où l'on parle d'amour.

 

Mais pas de n'importe quel amour !

 

Celui dont tu rêves, dont je rêve,

dont tout être humain rêve,

parfois sans le savoir.

 

L'amour vrai, l'amour qui dure,

l'amour qui apporte le bonheur.

 

 

L'amour, tout le monde en parle.

L'amour est dans la vie de tous les jours.

L'amour est partout, dans le monde entier.

L'amour ... 

 

Que mettons-nous sous ce mot ?

A-t-il le même sens pour moi, pour toi,

pour ton ami (e),

pour d'autres encore ?

 

 

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ni de détenir la vérité.

 

Mais il a pour objectif

de mettre en lumière la beauté de l'amour,

et d'apporter quelques réponses

à ceux qui se posent des questions

et qui aimeraient avoir parfois

des réponses différentes

de ce qu'on entend partout.

 

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