TEMOIGNAGES
par Marina - Témoignage trouvé sur un forum.
Je viens de lire un article consacré à l'infidélité masculine. Des raisons psychologiques, voire physiologiques et hormonales sont données au fait que l'homme ait ce besoin quasi viscéral d'aller "voir ailleurs".
N'est-ce pas un peu simplifier les choses et donner
des excuses aux infidélités des hommes de dire cela ? Il existe sûrement sur terre - j'espère en tout cas - des hommes fidèles. Est-ce que ces hommes-là sont à considérer comme des cas anormaux,
voire pathologiques ?
Je suis un peu excédée par le fait que la psychologie et la médecine donnent à l'homme ce genre d'excuse. Selon cet article, si je l'ai bien compris, la femme devrait se résoudre à l'idée que
l'homme qu'elle aime va la tromper, parce que c'est inscrit dans ses gènes.
Alors à quand une invention médicale qui enlèvera les gènes de la jalousie chez les femmes ?
Les gènes qui font que lorsqu'on est fidèle, on en attend de même de notre partenaire, pas parce qu'on veut le frustrer, mais parce qu'on l'aime.
A quand une telle invention ? Parce que je veux
bien jouer le cobaye.
Moi, j'ai 23 ans, j'ai un partenaire que j'aime profondément et qui m'aime (c'est beau !) et la seule chose qu'on nous présente, c'est le fait que l'homme est génétiquement infidèle.
« Comment y échapper ? » se diront les hommes. C'est un bien gros effort, alors que nous sommes génétiquement programmés pour l'infidélité. Laissons-nous donc tenter... »
Enfin, bref, c'est sûr qu'avec les facilités des sites de rencontre, des rencontres au boulot ou dans la rue, et la perte du désir due à la routine, cela ajouté au fait que les médecins et les psychologues vont aussi dans ce sens, en clair, nous n'avons pas beaucoup d'espoir de ne pas être trompées, voire d'e ne pas être malheureuses en couple.
En clair, on nous conseille de garder l'homme qu'on
aime comme amant et de prendre un mari, qui nous sera, génétiquement en tout cas, infidèle.
Je suis un peu énervée contre ce phénomène social de l'infidélité (parce que c'est bel et bien un phénomène social). Et pourtant, je suis loin d'être une diseuse de morale, ni une religieuse, ni
une gardienne des traditions.
Je suis peut-être juste une jeune femme qui aimerait qu'on ne tue pas tous ses espoirs d'amour complet, de "désir renouvelé", de fidélité volontaire, de fantasmes à l'infini avec le même homme et à la fois d'enfants, d'une famille heureuse, d'un travail qui me plaît, en bref, d'une vie épanouie.
Est-ce que c'est vraiment trop demander ?
LA TENDRESSE
A mon avis, l'amour sans la tendresse, c'est un peu comme si les personnes étaient derrière une vitre avec un interphone. Elles se voient, peuvent s'entendre, se dire qu'elles s'aiment ... et c'est tout ou presque; la tendresse, pour moi, est LE langage essentiel de l'amour.
Elle s'exprimera de différentes manières selon que l'amour est conjugal, parental, familial, etc... mais sans elle, l'amour se meurt petit à petit, car nous en avons un besoin vital.
Les mots ne suffisent pas; les cadeaux et les actes non plus; le meilleur moyen de communication reste la tendresse.
Et quand la communion semble rompue, ou seulement moins grande, un peu de tendresse ravive la flamme et fait bien souvent oublier les moments plus difficiles et les silences pesants. Le dialogue en est facilité, et l'amour réchauffé.
Pour moi, la tendresse est vitale, comme l'oxygène de l'amour, qui, sans elle, s'asphyxie.
Fanch
L’amour ne peut pas disparaître
"Quand nous nous sommes décidés à faire notre vie ensemble, et donc à nous marier, nous avons pris la décision, d’un commun accord, que nous nous interdisions la possibilité de nous quitter un jour, même s’il y avait des difficultés qui se présentaient.
La valeur de la « parole donnée », de la promesse, était sacrée pour nous, et nous voulions tout faire pour la protéger.
Nous acceptions de faire face aux épreuves, au fait que l’autre allait changer au fil des ans, etc…
Nous ne savions pas ce qui arriverait, nous avions conscience que la vie est longue, mais nous nous disions que si nous nous gardions en réserve une porte de sortie, inconsciemment, elle serait toujours présente à notre esprit, et qu’elle resurgirait au moment où la tentation serait grande de baisser les bras.
Ça n’est pas forcément facile tous les jours, mais cela fait plus de 30 ans que nous sommes ensemble, et nous avons toujours été fidèles l’un à l’autre. Nous avons eu parfois besoin d’un petit peu d’aide (il ne faut pas hésiter à en demander : il n’y a pas de honte à cela. Il faut bien choisir son aide, bien sûr).
Les pardons donnés, la reconnaissance de nos pauvretés et de nos limites personnelles et conjugales, la reconnaissance que la perfection n’existe pas en ce monde, nous ont permis de continuer d’avancer malgré tout … et nous sommes toujours amoureux, car l’amour, c’est comme un feu de bois : si on souffle un peu sur la braise de temps en temps, il ne s’éteint pas et repart.
L’amour est un sentiment, mais c’est aussi une décision, un choix : on n’en est donc pas victime, on ne le subit pas.
Pour nous,
l’amour ne peut pas disparaître
si on a décidé qu’il ne disparaîtrait pas.
C’est notre expérience, nous sommes heureux de la partager et espérons vieillir ensemble en nous aimant toujours plus."
Témoignage d’un couple de nos visiteurs.
"Je sors tous les week-ends en boîte, ou alors nous faisons des soirées "alcool-canapé" avec mes copains depuis des années. J'ai eu de nombreux petits amis avec lesquels je suis sortie, comme tous mes copains et copines, (j'en ai un aussi en ce moment). Mais mon rêve, ce serait d'en rencontrer un qui soit fidèle, qui m'aime pour toujours, et en qui j'aurais vraiment confiance".
Julie, 16 ans - au collège en 3ème
Par amour, chacun de nous essaie d'offrir aux siens ce qu'il pense être le meilleur. Il en reste quelque chose, traces de cet amour s'imprimant dans le temps, et créant des liens durables.Témoignage d'une mère de famille artiste.
D'après LA CROIX - 02/03/2010 16:59
Consentement
Quand deux êtres s'aiment et qu'ils ont essayé de voir s'il n'y avait pas une faille dans leur amour, s'il n'y avait pas une raison de ne plus s'aimer, et qu'ils n'ont rien trouvé, et qu'ils n'ont vu aucune raison de ne pas s'aimer, alors ils ne peuvent faire qu'une seule chose, c'est de consentir à l'autre.
Quand je rencontre des moments de doute, de saturation et de faiblesse, je me dis : "Attention, Jean-Louis, tu as consenti ; arrange-toi à l'intérieur de ton consentement et continue." C'est ce qu'on appelle la fidélité. Il y a des moments où l'on n'a pas du tout envie d'être fidèle, mais on a consenti…
Il faut s'arranger à l'intérieur de son consentement. Et je crois que toute votre vie, quand vous allez avoir à choisir, si vous arrivez à consentir à une chose, dans les moments de faiblesse, arrangez-vous toujours à l'intérieur de votre consentement. A ce moment-là, votre vie sera positive et vous serez de bons jardiniers de votre existence. Dans le Soulier de Satin, quand le mari dit : "Ce n'est pas l'amour qui fait le mariage, c'est le consentement", beaucoup de gens rient : ils ont raison, parce qu'ils ne comprennent pas à fond. Quand on a été au-delà de l'amour, on consent jusqu'à la mort.
Témoignage de l'acteur Jean-Louis Barrault, envoyé par l'un des visiteurs du site. Merci à lui.