TEXTES
Chaque fois qu'on parle d'amour,
C'est avec "jamais" et"toujours".
Barbara
Heureux les amants que nous sommes
Et qui demain, loin l'un de l'autre,
S'aimeront par dessus les hommes.
Jacques Brel
L'amour ne passera jamais !
Hymne à l'amour
L'amour prend patience,
l'amour rend service,
il ne jalouse pas,
il ne plastronne pas,
il ne s'enfle pas d'orgueil,
il ne fait rien de laid,
il ne cherche pas son intérêt,
il ne s'irrite pas,
il n'entretient pas de rancune,
il ne se réjouit pas de
l'injustice,
mais il
trouve sa joie dans la vérité.
Il excuse tout,
il croit tout,
il espère tout,
il endure tout.
L'amour ne disparaît jamais.
Saint Paul
Aimer à perdre la raison
de Jean Ferrat
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaitre de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison
Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée
La fin, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est dans mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leur nuit ma nuit se fonde
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaitre de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison
Amour et bonheur d'autres sortes
Il tremble l'hiver et l'été
Toujours la main dans une porte
Le coeur comme une feuille morte
Et les lèvres ensanglantées
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaitre de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison
Aimer à perdre la raison
Voici une manière de voir l'amour
chez un artiste très connu et apprécié.
"Quand le moment de vous unir sera venu, vous vous lèverez d'abord tous les deux pour prier le Seigneur du ciel. Vous lui demanderez d'avoir pitié de vous et de vous protéger ...
[Sara] partira avec toi, et je peux t'assurer qu'elle te donnera des enfants qui te seront très chers... ! "
Tobie [...] se mit aussitôt à l'aimer profondément, son cœur s'attacha à elle.
Le soir des noces, Tobie exhorta la jeune fille et lui dit :
"Sara, lève-toi et prions Dieu aujourd'hui, et demain, et après-demain, car durant ces trois nuits nous nous unirons à Dieu; et après la troisième nuit, nous vivrons dans notre mariage.
Car nous sommes les enfants des Saints, et nous ne pouvons pas nous unir comme des païens, qui ne connaissent pas Dieu.
S'étant donc levés tous deux, ils prièrent Dieu ensemble avec instance, afin qu'Il les conservât sains et saufs.
Et Tobie dit : Seigneur, Dieu de nos pères, que les cieux et la terre, la mer, les fontaines et les fleuves, avec toutes Tes créatures qu'ils renferment, Te bénissent.
Tu as fait Adam du limon de la terre, et Tu lui as donné Eve pour auxiliaire.
Et maintenant, Seigneur, Tu sais que ce n'est pas pour satisfaire ma passion que je prends ma soeur pour épouse, mais dans le seul désir d'une postérité par laquelle Ton Nom soit béni dans tous les siècles."
Sara dit aussi :
"Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, et fais que nous vieillissions tous deux ensemble dans une parfaite santé."
Le Cantique des Cantiques
Le Bien-aimé
Que tu es belle, ma bien-aimée,
que tu es belle !
Tes yeux sont des colombes,
derrière ton voile,
tes cheveux comme un troupeau de chèvres,
ondulant sur les pentes du mont Galaad.
Tes dents, un troupeau de brebis à tondre
qui remontent du bain.
Chacune a sa jumelle
et nulle n’en est privée.
Tes lèvres un fil d’écarlate,
et tes discours sont ravissants.
Tes joues, des moitiés de grenades,
derrière ton voile.
Ton cou, la tour de David,
bâtie par assises.
Mille rondaches y sont suspendues,
tous les boucliers des preux.
Tes deux seins, deux faons,
jumeaux d’une gazelle,
qui paissent parmi les lis.
Avant que souffle la brise du jour
et que s’enfuient les ombres,
j’irai à la montagne de la myrrhe,
à la colline de l’encens.
Tu es toute belle, ma bien-aimée,
et sans tache aucune !
Viens du Liban, ô fiancée,
viens du Liban, fais ton entrée.
Abaisse tes regards, des cimes de l’Amana,
des cimes du Sanir et de l’Hermon,
repaire des lions,
montagne des léopards.
Tu me fais perdre le sens,
ma sœur, ô fiancée,
tu me fais perdre le sens
par un seul de tes regards,
par un anneau de ton collier !
Que ton amour a de charmes,
ma sœur, ô fiancée.
Que ton amour est délicieux, plus que le vin !
Et l’arôme de tes parfums,
plus que tous les baumes !
Tes lèvres, ô fiancée,
distillent le miel vierge.
Le miel et le lait
sont sous ta langue ;
et le parfum de tes vêtements
est comme le parfum du Liban.
Elle est un jardin bien clos,
ma sœur, ô fiancée ;
un jardin bien clos,
une source scellée.
Tes jets font un verger des grenadiers,
avec les fruits les plus exquis :
le nard et le safran,
le roseau odorant et le cinnamome,
avec tous les arbres à encens ;
la myrrhe et l’aloès,
avec les plus fins arômes.
Source des jardins,
puits d’eaux vives,
ruissellement du Liban !
La Bien-aimée
Lève-toi, aquilon,
accours, autant !
Soufflez sur mon jardin,
qu’il distille ses aromates !
Que mon bien-aimé entre dans son jardin,
et qu’il en goûte les fruits délicieux !
Cantique des Cantiques
J'entre dans mon jardin, ma sœur, ô fiancée,
je récolte ma myrrhe et mon baume, je mange mon miel et mon rayon,
je bois mon vin et mon lait.
Mangez, amis, buvez, enivrez-vous, mes bien-aimés!
Je dors, mais mon cœur veille.
J'entends mon bien-aimé qui frappe.
" Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite!
Car ma tête est couverte de rosée, mes boucles, des gouttes de la nuit. "
" J'ai ôté ma tunique, comment la remettrais-je ?
J'ai lavé mes pieds, comment les salirais-je ? "
Mon bien-aimé a passé la main par la fente, et pour lui mes entrailles ont frémi.
Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé,
et de mes mains a dégoutté la myrrhe, de mes doigts la myrrhe vierge,
sur la poignée du verrou.
J'ai ouvert à mon bien-aimé, mais tournant le dos, il avait disparu!
Sa fuite m'a fait rendre l'âme.
Je l'ai cherché, mais ne l'ai point trouvé, je l'ai appelé, mais il n'a pas répondu!
Les gardes m'ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville.
Ils m'ont frappée, ils m'ont blessée, ils m'ont enlevé mon manteau,
ceux qui gardent les remparts.
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé,
que lui déclarerez-vous ?
Que je suis malade d'amour.
Qu'a donc ton bien aimé de plus que les autres, ô la plus belle des femmes ?
Qu'a donc ton bien-aimé de plus que les autres, pour que tu nous conjures de la sorte ?
Mon bien-aimé est frais et vermeil, il se reconnaît entre dix mille.
Sa tête est d'or, et d'un or pur; ses boucles sont des palmes, noires comme le corbeau.
Ses yeux sont des colombes, au bord des cours d'eau se baignant dans le lait,
posées au bord d'une vasque.
Ses joues sont comme des parterres d'aromates, des massifs parfumés.
Ses lèvres sont des lis; elles distillent la myrrhe vierge.
Ses mains sont des globes d'or, garnis de pierres de Tarsis.
Son ventre est une masse d'ivoire, couverte de saphirs.
Ses jambes sont des colonnes d'albâtre, posées sur des bases d'or pur.
Son aspect est celui du Liban, sans rival comme les cèdres.
Ses discours sont la suavité même, et tout en lui n'est que charme.
Tel est mon bien-aimé, tel est mon époux, filles de Jérusalem.