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LA FIDELITE

amour fidèle

  Etre fidèle : rêve ou  réalité ?

 

En couple, chacun espère pouvoir compter sur l’autre

pour une relation de confiance réciproque.

Mais s’engager à vivre dans la fidélité, n’est-ce pas une folie ?

 

 

Source : Vivre et Aimer, mouvement engagé au serviced’une relation de couple vivante

 

  La fidélité, c’est vivre la confiance

 

fidelite confiance

 

  Fidélité et confiance viennent du même mot latin, fidere : se fier, c’est à dire s’en remettre à quelqu’un, s’abandonner à sa bienveillance.

Entre nous, il y a d’abord une parole donnée, celle de notre engagement.

"Je me sens déçu quand je n’arrive pas à préserver un moment pour nous deux."

La confiance, nous devons ensuite la construire. C’est un don, sans garantie de réciprocité. Il suppose la foi en nous et en notre couple, malgré nos faiblesses.

 

    La fidélité, c'est l'union de deux libertés

 

Non, la fidélité n’est pas un carcan, un sacrifice, car alors nous ne serions plus nous-mêmes. La fidélité c’est rester vivants l’un pour l’autre.

La fidélité sexuelle est le résultat d’une relation nourrie par la parole et le don de nos corps.

La fidélité est active et positive. C’est t’offrir chaque jour l’assurance intime, la sécurité profonde, que tu es aimé/e.

"Tu es séduisant, tu plais aux femmes, mais j’ai confiance en ton amour pour moi, nul besoin de te surveiller, d’épier tes conversations ou tes rendez-vous.

 

fidelite alliance

 La fidélité, c'est vivre une alliance

 

En nous engageant dans la vie de couple, nous avons scellé une alliance.  A quoi ressemble-t-elle ?

  Est-ce que nous sommes plutôt dans le mode contrat ?

 

 

"Je compte sur toi pour les tâches administratives. J’estime que c’est ton boulot puisque tu as les compétences.

La scolarité des enfants c’est mon domaine : je signe les cahiers, je rencontre les enseignants, j’assume les soucis et les joies, je ne pense pas à t’en parler.

L’amour alliance, c’est autre chose : aimer et être aimé sans condition, tels que nous sommes aujourd’hui, et tels que nous évoluerons l’un et l’autre.

 

 

Quand la fidélité est menacée

 

L’infidélité commence quand j’ai tendance à faire ma vie sans tenir compte de toi, à douter de tes qualités, ou encore que nous pouvons être heureux ensemble.

"Quand tu passes des heures sur Internet, je me vois souvent ne rien dire, partir prendre un livre ou faire la sieste.

Jouer au bridge est une passion. J’ai des tournois fréquents le dimanche. Je me rends compte que cela passe avant toi et les enfants. 

 

 

Au travail, j’apprécie la gaieté et l’humour de l’hôtesse d’accueil et je ne suis pas insensible à ses charmes. Quand j’ai réalisé que je ne t’en parlais pas et que mes sentiments vis-à-vis d’elle n’étaient pas très clairs, je me suis senti déstabilisé et penaud. Maintenant que j’ai osé t’en parler je me sens en paix, fier et confiant pour notre relation.

Je passe tous les jours tenir compagnie à ma mère âgée. Je sais que je prends beaucoup sur notre vie de couple, mais il me semble que je ne peux pas faire moins pour elle.

 

Dès notre mariage je me suis senti écartelé entre le militantisme et notre vie de couple puis de famille. Je vis un conflit de valeurs, un conflit de fidélité entre ces deux engagements. 

 

Parfois n’avons-nous pas conscience de vivre un conflit de fidélité ?

 

Choisir de vivre la fidélité

 

C’est s’offrir mutuellement sécurité affective.

"J’ai très mal vécu de grosses critiques de mon patron. Tu m’as écouté avec patience et tu m’as redit combien tu crois en moi. Cela m’a permis de reprendre confiance.

C’est traverser les doutes.

J’ai peur de ne plus compter pour les enfants. J’ai osé te confier cette fragilité parce que j’étais sûre de ton écoute et de ta compréhension. Ta tendresse m’aide à dépasser cette angoisse.

C’est traverser les épreuves.

Du fait du chômage tu as perdu un peu de confiance en toi, tu es moins « meneur ». Je dois t’accueillir avec ça, te redire mon amour et t’aider à te reconstruire.

C’est traverser le temps.

 

Le temps est dangereux pour notre couple si nous ne prenons pas garde à lui donner du sens : du temps pour mieux nous connaître, apprendre à nous aimer, apprivoiser nos évolutions.

 

fidelite choix confiance combat

 

Est-ce que nous choisissons de vivre la fidélité,

 

Est-ce que nous privilégions l’échange, la communication en profondeur ?
Est-ce que nous tâchons de mieux nous comprendre et de nous accepter malgré nos différences ?
Est-ce que nous osons faire un pas vers l’autre pour nous réconcilier ?

 

 

 

 

 Comment vivre la fidélité ?

 

Bertrand et Faustine Carron

cler conseil conjugal aide couple

 

Des questions ? Besoin d'un conseil ? Voici une très bonne adresse, sérieuse et expérimentée !

 

 

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La Fédération Couples et Familles 
    - un réseau national d'associations de conseil conjugal et familial
    - des centres de formation au métier de conseiller conjugal et familial

 

 

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Alpha Couple

 

Un parcours Alpha Couple est une série de dîners en tête-à-tête pour tous les couples, mariés ou non, qui souhaitent prendre du temps à deux pour construire leur relation, consolider leur amour et lui donner les moyens de durer...



Comment ça se déroule ?

Le parcours se compose de 7 soirées thématiques, autour d’un dîner en tête-à-tête, dans une ambiance chaleureuse et intime.



Pour qui ?

• Pour tous les couples : mariés depuis au moins deux ans ou vivant ensemble depuis quelques années.

• Pour toute personne, chrétienne ou non.

• Pour les couples qui vont bien et pour ceux qui rencontrent des difficultés.



Quels sont les thèmes abordés pendant le parcours ?

• Comprendre les besoins de l’autre

• Communiquer plus efficacement

• Grandir ensemble en résolvant nos conflits

• Guérir les blessures que l’on a pu commettre chez l’autre

• Repérer ce qui dans notre éducation reçue modifie notre relation avec l’autre

• Développer une meilleure intimité sexuelle

 

• Apprendre à donner et recevoir de l'amour

 

 

 

COMMUNIQUER ET PARTAGER

 

Pauline, 39 ans, et Jean-Marc, 41 ans, ont suivi le parcours Elle & Lui.

Ils racontent comment ils ont appris à mieux communiquer en couple : « Pour avoir un dialogue ouvert, il faut être capable de dire à l’autre : tu m’as blessé sur tel point. La force du couple, c’est la communication et le pardon. »

 

Gisèle, 62 ans, et Yves, 63 ans, ont suivi le parcours Elle & Lui. Ils racontent comment ils ont appris à mieux communiquer en couple : « Il est essentiel de pouvoir exprimer son propre ressenti plutôt que d’attaquer l’autre et de l’agresser. »

 

ÉCHANGER EN VÉRITÉ

Communiquer en couple, ça s’apprend

famillechretienne - Par Raphaëlle Simon - 2006

 

Parce qu’ils vivent côte à côte, les conjoints pensent être proches l’un de l’autre. Une illusion qui ne résiste pas toujours au temps.

Les couples embarqués dans les Équipes 3 ans, groupes de parole et de formation issus du Cler Amour et Famille, apprennent à communiquer en vérité.

Un enjeu majeur, selon Marie-Josèphe Creps, sa présidente, rencontrée à l’occasion des 20 ans de ces Équipes.

 

Vous avez accompagné des dizaines de couples, mariés ou non. Quel est le secret de ceux qui durent ?

Durer, c’est d’abord vouloir durer.

L’amour ne se limite pas au sentiment, il a besoin de la raison, de la volonté. Bien sûr, au départ il se nourrit d’une flamme, mais il se construit aussi. On n’est pas le même toute la vie : d’où l’importance de se mettre à l’écoute de l’autre.

 

Cet échange ne se crée-t-il pas naturellement au sein du couple ?

 

Il y a des hommes qui ne réalisent la situation de malaise que quand leur femme fait ses valises.

 

La femme prétend : « Cela fait dix ans que je te le dis ! »  et l’homme répond : « Je n’ai rien entendu ! »

Inversement, il y a des femmes qui se plaignent que leur mari ne les aide pas, mais qui ne cessent de les critiquer dès qu’ils s’y mettent – simplement parce qu’ils ne font pas comme elles.

 

Parler, exprimer ce que l’on ressent, permet à l’autre de savoir, donc de s’ajuster.

 

Mais communiquer n’est pas inné : se parler, s’écouter, cela s’apprend.

 

Qu’entendez-vous par « communiquer » ?

 

C’est exprimer tout simplement, dans la liberté et dans la vérité, ses émotions, ses sentiments : attentes, peurs, désirs, peines, enthousiasme, ennui ...

Dire seulement ce que je ressens devant telle situation précise. Par exemple :

« Cette phrase m’a agacé », ou bien :

« Devant cette attitude, je me sens angoissé »,

« en faisant cela, j’avais peur de te décevoir ».

 

Le conjoint peut alors prendre en considération ce que vit l’autre et réagir avec compréhension et tendresse. Il s’agit pour lui d’écouter, d’accueillir le sentiment de l’autre, sa souffrance ou sa joie, sans juger, sans interpréter.

 

Mais là encore, cela reste difficile à mettre en pratique.

 

 

ecoute partage dialogue communication couple

 

 

Pourquoi ?

 

Écouter demande beaucoup d’humilité : c’est savoir se taire pour que l’autre puisse exister. Mais oser prendre la parole peut être tout aussi difficile, car c’est oser exister.

Naturellement, nous avons tendance à ne partager que sur des faits, ou sur des idées.

Or, il faut arriver à exprimer ce qu’on a éprouvé à l’occasion de ce fait. Se donner le droit d’avoir des sentiments, de les reconnaître et de les partager. Un sentiment n’est jamais bon ou mauvais – il est.

 

Certains conjoints ne ressentent-ils pas un grand besoin d’entendre une parole, alors que d’autres n’éprouvent pas le besoin de parler ?

 

Il faut comprendre pourquoi dans chaque couple, on peut trouver des « mendiants de parole » et des « assoiffés de silence ». Certains estiment n’avoir vraiment rien à dire, ou que du moment qu’ils « font », pensent qu’ils « disent ».

Il y a un mutisme de démission (« À quoi bon ? »), une pudeur à parler de soi, une peur de la relation. Parler revient à prendre des risques : c’est surmonter la peur d’être jugé, d’être manipulé, d’entrer en conflit, de paraître revendiquer.

Garder le silence peut signifier une fuite devant les problèmes, une lassitude aussi devant l’insistance de l’autre, ou son mutisme.

Il y a le mutisme-punition (« Je me venge en me taisant, puisqu’elle ne répond pas à mon attente »), le mutisme test (l’espoir, souvent déçu, que l’autre me comprenne sans que j’aie besoin de dire), ou tout simplement le besoin de solitude et de paix.

 

Et chez ceux qui accordent beaucoup d’importance à la parole ?

 

Là aussi, cela peut traduire des motivations très diverses : un besoin impérieux d’amour, une peur de l’indifférence, de ne pas exister, ou une crainte de se sentir objet. L’avidité à parler peut trahir une envie de posséder l’autre, ou une difficulté à porter sa solitude.

Mais aussi le besoin d’être reconnu, de se trouver en sécurité, d’entrer en relation profonde :

«J’aime entendre parler mon mari pour mieux le connaître, confiait une femme. Ses paroles ont pour moi une importance folle ».

Le désir de parler peut enfin révéler un besoin d’aider, une manière de liquider un contentieux, ou d’exprimer son sentiment de manque.

Peut-être la femme le ressent-elle plus vivement, elle qui demande si souvent une parole comblante.

 

N’est-ce pas plus féminin, ce besoin de parler ?

 

Oui, c’est psychologiquement plus féminin, mais gardons-nous des généralités. L’homme, par nature plus cloisonné, va avoir tendance à davantage garder en lui.

Nous entendons souvent les femmes se plaindre que leur mari ne parle pas. Mais sans s’en rendre compte, elles meublent, elles accaparent la conversation, coupent ou finissent la phrase du mari.

 

Elles se plaignent d’une habitude et l’engendrent en même temps !

 

Quels conseils donnez-vous dans ce cas-là ?

 

Écouter le sentiment de l’autre sans réagir, en le laissant finir sa phrase. Ou bien, quand il se plaint, éviter de soupçonner un reproche caché.

Ne pas chercher non plus de solution, mais dire simplement : « J’ai entendu », et reformuler : « Tu t’es sentie découragée, seule.»

Une mère de famille qui se plaint à son mari que les enfants ont été épuisants, qu’ils ont fait du bruit, peut repartir aussitôt d’un bon pied si elle sent que son mari l’a écoutée, et lui répond simplement : « Oui, c’est fatigant pour toi ». Cela peut suffire !

 

Mais les paroles ne sont pas le tout de la communication. à chacun d’être attentif à d’autres formes authentiques d’expression : un sourire, un regard, un geste, un silence aussi.

 

Finalement, qu’est-ce qui favorise la communication dans le couple ?

 

A chaque conjoint de reconnaître son besoin de l’autre. Alors le couple pourra profiter des moments privilégiés – week-ends, vacances, trajets en voiture, absence des enfants – pour dialoguer en profondeur.

Se donner du temps, quitte à se fixer des rendez-vous (pourquoi ne pas se garder une soirée en couple par semaine par exemple ?).

Casser la routine par la fantaisie, les extras, avoir une activité commune, s’écrire pendant les séparations, laisser des petits mots. Mais aussi inviter des vrais amis, prier ensemble.

 

Pour un couple, apprendre à communiquer est un départ. Qu’il pense aussi à échanger sur sa propre communication : attentes, déceptions, remèdes envisagés.

Une fois l’habitude prise, et pourvu qu’il ait le souci de l’entretenir, ce sera un plaisir.

 

La communication n’est-elle pas qu’un moyen, que les conjoints sont amenés à dépasser ?

 

Bien sûr que la communication n’est qu’un moyen d’aimer, mais un moyen indispensable. Car comment continuer à aimer quelqu’un qui change, si on ne le connaît pas ?

 

Raphaëlle Simon

 

Marie-Josèphe Creps, mère et grand-mère, est présidente du Cler Amour et Famille. Formée au conseil conjugal, à l’écoute et à la communication, elle accompagne, avec son mari, Jean-Claude, des Équipes 3 ans depuis une dizaine d’années.

 

 

 

 

« Mon mari et moi retombons toujours dans les mêmes disputes. Que faire ? »

 

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Peu nombreux sont les couples qui n’entretiennent pas entre eux un ou plusieurs cercles vicieux, une spirale dans l’agressivité des comportements, une escalade dans les surenchères qui peuvent avoir, vue de l’extérieur, un côté cocasse, mais qui, en fait, empoisonnent considérablement la vie au quotidien de ceux qui les vivent.

 

D’où l’intérêt de repérer ces fonctionnements destructeurs pour s’en libérer une fois pour toutes.

Certains cercles vicieux sont suffisamment «grossiers» pour qu’on puisse les détecter facilement.

 

C’est le cas du mari à qui est reproché son mutisme. Plus son épouse le harcèle pour qu’enfin il s’exprime, et plus il se ferme à ses injonctions.

Plus il se ferme, et plus elle cherche des moyens efficaces et incisifs pour le sortir de son silence, et plus les assauts de madame sont dérangeants, plus il se défend spontanément en «s’enkystant» dans son blockhaus.

 

Autre cercle vicieux des plus classiques : quand le couple rencontre une grande difficulté pécuniaire.

L’épouse, qui, en général, a un besoin légitime de sécurité, n’a que trop tendance à dramatiser.

Et dans ce cas, monsieur va s’efforcer de la rassurer :

« Ne t’en fais pas, c’est une mauvaise passe, demain il fera beau ».

 

Cette décontraction du mari ne fait qu’augmenter ses craintes :

 

« Enfin, tu rêves où quoi ?»

 

Et plus le mari va s’acharner à la convaincre, moins elle se sentira en sécurité :

 

« Enfin, tu vois bien qu’on va dans le mur, non ? »

« Écoute, ne t’affole pas : je suis en procès avec mon patron, je vais décrocher deux briques ! »

 

Et en disant « Ne t’affole pas ! », c’est justement ce qui devient affolant pour madame :

 

« Mais ce n’est pas possible, tu es inconscient ou quoi ? »

 

Le cercle vicieux est ici lumineux : plus elle s’affole et plus il la rassure, et plus il la rassure, plus elle s’affole !

Nombreux sont aussi les cercles vicieux qui naissent de la frustration de l’un des conjoints aussi bien dans le domaine affectif que dans celui de la sexualité.

 

Ainsi le conjoint frustré au plan de la tendresse est revendicateur, voire harcelant, ou bien au contraire enfermé dans un mutisme boudeur.

Ce qui irrite le vis-à-vis, qui laisse transpirer son mécontentement donnant alors la certitude à celui qui est en manque que, de fait, il n’est pas aimé.

Et il en sera d’autant plus insupportable.

 

Autre cas de figure : madame trouve que son mari est par trop dépendant de sa mère et n’a pas réellement coupé le cordon.

Monsieur est persuadé au contraire qu’il a su garder ses distances, mais quand il sent que sa mère est critiquée, il trouve normal de dire à son épouse qu’elle exagère.

Ce qui prouve alors à cette dernière qu’elle passe en second :

« D’ailleurs, quand ta mère me critique, tu t’écrases et tu te gardes bien de me défendre ».

 

Plus il défend sa mère, (au nom de la vérité !) plus elle se sent incomprise, et plus elle en rajoute au sujet de la belle-mère, et il se voit obligé de la défendre davantage !

 

Au plan de l’intimité, le (la) frustré(e) ne manquera pas de le faire sentir le lendemain en refusant par exemple tel service, si bien qu’il (elle) sera encore moins accueilli(e) par la suite, et donc davantage frustré(e), et donc davantage demandeur exigeant.

 

C’est ainsi que des couples, dans une spirale de déceptions accélérées, finissent par n’avoir plus aucune intimité !

 

Même scénario au plan éducatif :

« Mon mari ne gronde jamais les enfants, c’est pourtant son rôle de père, non ? C’est moi qui suis obligée de faire le sale boulot ! »

Et le mari de répondre : « Tu cries toute la journée contre les enfants, je ne vais quand même pas en rajouter ! ».

Le cercle vicieux est clair : plus elle crie, moins il le fait. Moins il le fait, plus elle crie !

 

Et dès lors, comment transformer un cercle vicieux, en cercle vertueux ?

 

Il importe d’abord de détecter clairement le ou les mécanismes qui sapent dangereusement la vie de couple.

Au lieu de chercher le coupable qui est à l’origine d’un contentieux par exemple, il serait plus sage d’étudier le fonctionnement du couple :

« As-tu remarqué que nous nous laissons entraîner dans une escalade de reproches, dès que le ton que tu prends a l’art de m’irriter ? ».

Une fois repéré, le cercle vicieux, devrait prêter à sourire : c’est l’humour qui le démantèlera le plus efficacement :

 

« Tu ne crois pas qu’on est un peu comme des gamins : c’est donnant, donnant, j’agis comme ça, parce que tu agis comme ça. Y’a pas de raison que tu aies raison ! »

 

Enfin il importe de « désescalader ». Et pour ce faire, que l’un des deux commence ! Lequel ? Le plus généreux ? Le plus subtil ? Le plus aimant ?

 

« Aujourd’hui, je vais lui dire : je t’aime. Je n’attendrai pas qu’elle me le mendie.»

 

Père Denis Sonet

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Enfants de divorcés : croire encore à l'Amour ?

 

 

Mariés, mais séparés ... séparés, mais fidèles !

 

La Communion Notre-Dame de l'Alliance

réunit des hommes et femmes

engagés dans un mariage sacramentel

et vivant seuls

à la suite d'une séparation ou d'un divorce.

Dans la foi au Christ et l'amitié fraternelle,

ils suivent un chemin de fidélité,

de pardon et d'espérance.

 

 

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Un site au service

des personnes mariées religieusement.

ND du Joug

 

 

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Quand Amour rime avec toujours

 

On ne résiste plus à la tentation ... d'être en couple ! Voici les règles d'or pour lutter contre le compte à rebours de la maladie d'amour.

1) L'optimisme :

 

C'est le goût du bonheur mêlé à l'art d'être positive. Il s'agit donc d'un choix et d'une volonté d'être heureuse et de tout faire pour réussir sa vie de couple. Pour cela, il suffit, d'y croire et de s'engager tout en ayant confiance en soi et en l'autre.

 

Tout en essayant déjà d'être heureuse par soi-même sans attendre que l'autre comble vos manques.

2) La communication :

 

C'est d'abord se connaître soi-même et apprendre à connaître l'autre avec ses qualités et défauts.

A partir de là, il est essentiel d'échanger sur l'équilibre de vie, les besoins, attentes et limites de chacun. Il s'agit d'être à l'écoute de l'autre et d'exprimer ensemble ses ressentis et insatisfaction ou demandes.

Tempérer, voire éviter reproches, crises et conflits permet de négocier dans le calme lors de scènes de ménage.

L'objectif étant de repérer les signes précurseurs d'une dispute, de comprendre l'autre et d'aller vers un dialogue de plus en plus vrai.

Surmonter les difficultés pour mieux se réconcilier ... sur l'oreiller et faire évoluer l'amour partagé en toute liberté !

3) La séduction :

 

C'est garder une part de mystère, d'humour, d'enthousiasme et d'émerveillement pour l'autre. Voire un vrai grain de folie !

Place à la surprise, à l'étonnement, au défi, à la nouveauté et à la créativité. Pour cela, il est important de mettre en place puis de garder de petits rituels, pour se regarder toujours avec un œil neuf et susciter intérêt et admiration.

Car l'usure des désirs vient très souvent d'une perte d'énergie. A vous de développer vos passions favorites, de surprendre l'autre et d'oser dire vos désirs pour cultiver une sexualité épanouie.

Faire le pari d'une fidélité choisie et sans cesse renouvelée, voilà une bonne façon de stimuler et de réinventer son couple chaque jour !

4) L'évolution :

 

C'est accomplir, réaliser ses propres désirs et réussir dans sa vie.

Cette évolution est nécessaire pour faire naître l'amour, estime et séduction, et développer l'intimité.

C'est aussi le moyen de permettre à l'autre de croire en ses rêves, de l'encourager, le soutenir et de le valoriser.

C'est enfin l'accompagner pour mieux progresser dans la construction de la vie à deux, source d'épanouissement commun.

Mais inutile de se sacrifier pour le couple en prise à des divergences d'évolution. En cas de mésentente, seule compte la capacité à se remettre en question pour mieux gérer et surmonter les crises et faire bouger la vie à deux.

5) L'autonomie :

 

C'est trouver la bonne distance, puis le juste équilibre entre sa propre liberté et celle de l'autre. Autrement dit garder un espace bien à soi, cultiver son jardin secret avec ses activités et accepter celui de l'autre.

Histoire d'apprendre à bien vivre nos différences.

Mais gare au couple fusionnel qui s'enferme : il est voué à la tristesse.

Même si on ne fait plus qu'un, on est définitivement deux et non pas la moitié de l'autre.

Attention aussi à toute tentation de s'échapper dans une vie parallèle ( infidélité ).

A chacun de s'adapter à l'autre dans cette grande aventure qu'est la vie de couple sans jamais s'oublier soi-même.

6) L'intimité :

 

C'est prendre le temps de partager un peu de ses expériences, ses projets avec l'autre, voire d'aller plus loin ( ex: sur le plan sexuel ).

C'est-à-dire faire exister la relation dans tout ce qu'elle à d'agréable.

Pour cela, il suffit de lutter contre les détourneurs d'attention : télévision, ordinateur... et prendre de la hauteur.

C'est mobiliser son énergie et se mettre en perspective en tissant des projets en commun pour voir toujours plus loin.

Faire aussi preuve de solidarité avec l'autre permet de faire face et résoudre ensemble les difficultés et problèmes de l'extérieur. Ce qui est un bon moyen de faire avancer le couple.

7) Souplesse et vigilance :

 

C'est rester tolérant. Autrement dit respecter l'autre, apprendre à relativiser et accepter les désagréments pour donner à la relation la priorité.

Attention aux remarques ou paroles blessantes ou dévalorisantes.

Prendre un peu de distance et avoir de l'humour sont une bonne manière de résister aux crises.

Il s'agit parfois de ne pas rester sur ses positions, de lâcher prise, de se laisser influencer, quitte à entrer dans le jeu de l'autre pour mieux le comprendre.

Car on n'a pas toujours raison.

Pour cela, il vous faut rester en éveil.

A vous d'aller vers l'autre, de traquer silences et malentendus et donc d'être attentive au moindre signe de contrariété afin de ne pas le laisser s'éloigner.

En acceptant les différences, on gagne une part d'humanité et on prendra même direction. Car avec le temps, on se bonifie l'un l'autre.


Voilà les sept clés de la réussite.

 

Bonne chance...

Source : Magazine féminin

 

Librairie

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Les secrets du couple qui dure

 

 

Une fois passé le coup de foudre, les conjoints doivent faire face à la réalité quotidienne de l'autre pour poursuivre leur relation.

 

 

Lire l'article.

 

 

 

Le secret des couples qui durent ... !

 

A l'heure où un couple sur trois divorce en province et un sur deux à Paris, comment les autres survivent-ils aux malentendus, aux tentations, à l'érosion du désir ou à l'arrivée des enfants ?

 

Avec chaleur et générosité, Emmanuelle de Boysson nous livre ses secrets pour rencontrer la bonne personne.

Elle nous explique comment éviter les mauvais départs, les projections et les pièges du coup de foudre afin de poser les bases d'un amour au long cours.

 

Un  livre écrit par Emmanuelle de Boysson.

Presses de la Renaissance

 

Le secret des couples qui fidelite toujours amour

Pendant leur préparation au mariage, la personne chargée de les accompagner a inévitablement demandé à un jeune couple s’ils envisageaient bien de vivre encore ensemble jusque dans leurs vieux jours.

 

"Vous avez bien conscience que  la solution de facilité n’est pas possible, et qu’il vous faudra trouver des solutions pour sortir des tensions ou des crises auxquelles vous serez confrontés !

 

Un couple qui dit ne jamais s'accrocher n'a pas de vie de couple !

 

Vous repenserez alors à l’instrument que vos amis mariés présents penseront sûrement à vous offrir car tous les couples devraient avoir ce cadeau dans leur corbeille de mariage :

 

un arrosoir ! ...

 

... afin d’arroser quotidiennement au pied votre amour, comme on le fait pour une plante verte qui a besoin d’arrosages réguliers pour vivre et s’épanouir.

 

Pas uniquement un arrosage en cas de conflits, ça c’est réservé aux pompiers, mais un arrosage régulier fait d’affection, de douceur, de pardons ... qui sont des cadeaux de tous les jours, et qui ne reviennent pas forcément cher !"

 

 

Témoignage envoyé par un de nos visiteurs, chargé de préparation au mariage. Merci à lui.

 

 

 

 

L’amour conjugal est consentement

 

En vous mariant aujourd’hui, vous faites un acte de foi.

 

Tobie et Sara, par la prière, mettent leur union sous le regard de Dieu, sous sa protection [...] 

 

En vous engageant dans le sacrement du mariage, vous manifestez que l’amour de Dieu non seulement ne vous est pas indifférent, mais qu’il est la source de votre amour.

 

Dieu [...] nous a créés capables d’aimer.

 

« Nous ne pouvons pas nous unir comme des païens qui ne connaissent pas Dieu » dit Tobie à Sara. Votre engagement conjugal s’appuie sur la foi de l’Eglise, sur votre foi chrétienne.

 

En fait, l'amour est bien plus difficile à vivre qu'on ne le pense. Combien de couples séparés aujourd'hui ? [...]

C’est pourquoi, demeurer dans l’amour [...], c’est se tourner vers [Dieu], la source de tout amour :

 

« Ils se levèrent tous les deux et se mirent à prier ensemble avec ferveur. Ils demandaient à Dieu sa protection ».

Tobie et Sara nous rappellent qu’il n’y a pas d’amour sans prière.

 

"Oui"

 

Il ne s’agit pas simplement de se dire « oui pour toujours », bien plus, il s’agit de se redire chaque jour le « oui » d’aujourd’hui.

C’est ce que chacun est invité à vivre tous les jours.

 

"Pardon"

 

Tobie et Sara nous rappellent qu’il n’y a pas d’amour sans pardon.

Ayons donc cette culture du pardon, c’est-à-dire de l’acceptation de ses propres faiblesses ainsi que de celles de l’autre, et le dépassement de celles-ci [...]

 

Vous allez échanger vos consentements : [...] vous acceptez chacun de consentir à l’autre, c’est-à-dire de l’aimer tel qu’il est et non tel qu’on souhaite qu’il soit, c’est se sentir pauvre devant lui (ou elle).

...

De quel amour s’agit-il ?

 

Il ne s’agit pas d’abord de sentiments, mais de consentements. Le sentiment est subi, le consentement est choisi.

 

On tombe amoureux, mais on choisit d'aimer. 

 

En vous mariant l’un à l’autre, vous passez du sentiment amoureux à la volonté de vous aimer tous les jours de la vie.

 

D'amoureux, vous devenez aimant.

 

Ensuite, écoutons une nouvelle fois Tobie :

 

« Si j’épouse cette fille d’Israël, ce n’est pas pour satisfaire mes passions, mais seulement par désir de fonder une famille ».

Satisfaire ses passions, c’est réduire l’amour à l’amour eros, l’amour possession : « Je te prends comme époux ».

 

Tobie refuse l’amour égoïste = je me marie à toi pour aimer être aimé.

 

« Fonder une famille », c’est l’amour qui refuse l’enfermement sur soi, et même l’enfermement du couple en lui-même, comme un égoïsme à deux, c’est l’amour qui s’ouvre à la vie.

 

Le couple ne se regarde plus lui-même, mais se tourne vers un autre regard, celui d’un petit enfant, fruit de leur amour.

C'est donc, dans le mariage, participer à l’acte créateur de Dieu (procréation).

 

Donner la vie, oui. 

 

Bien plus encore, il s’agit de : donner sa vie pour l’autre, de se donner soi-même à l’autre.

 

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis », dit Jésus; combien plus dans un couple !

 

C’est l’amour agapè, l’amour inconditionnel, qui n’est que don

 

« Puissions-nous vivre et heureux jusqu’à notre vieillesse tous les deux ensemble ».

 

d'après : Les homélies du Père Louis

 

 

 

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Texte biblique en question :

 

livre de Tobie (6, 10-11a; 7, 1. 9-17; 8, 4-10)

 

 

Tobie avait envoyé son fils au pays des Mèdes sous la conduite d’un jeune homme, qui était en réalité l’ange Raphaël, envoyé par Dieu. À la première étape, le jeune Tobie dit à son compagnon: «Où veux-tu que nous allions loger? L’ange lui répondit: «Il y a ici un homme appelé Ragouël, membre de ta tribu et de ta famille, il a une fille nommée Sara.» Ils allèrent donc chez Ragouël, qui les reçut avec joie. Après avoir parlé avec eux, il ordonna de tuer un chevreau et de préparer le repas. Lorsqu’il les invita à s’asseoir pour le repas, Tobie lui dit: «Je ne mangerai pas ici aujourd’hui, et je ne boirai pas, si tu n’accueilles pas ma demande, et si tu ne me promets pas de m’accorder ta fille Sara.»
En entendant ces mots, Ragouël fut épouvanté, en pensant à ce qui était arrivé aux sept maris qui avaient voulu s’unir à sa fille, et il prit peur en pensant que la même chose pouvait arriver à Tobie. Comme il hésitait et ne répondait pas à la demande du jeune homme, l’ange Raphaël lui dit: «Ne crains pas d’accorder ta fille à Tobie: il est fidèle à Dieu, et c’est lui qu’elle doit épouser; voilà pourquoi aucun autre n’a pu l’obtenir.» Ragouël dit alors: «Je suis sûr maintenant que Dieu a accueilli ma prière et mes larmes, et je crois fermement qu’il vous a conduits tous deux jusqu’à moi, pour que ma fille épouse un homme de sa parenté, suivant la loi de Moïse. Et maintenant, Tobie, sois sans inquiétude: je te la donne.» Il prit la main droite de sa fille et la mit dans celle de Tobie, en disant: «Que le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob soit avec vous; que lui-même vous unisse et vous comble de sa bénédiction.» On prit une feuille pour écrire, et l’on rédigea l’acte de mariage. Après quoi ils festoyèrent en bénissant Dieu. 
Quand ils furent dans leur chambre, Tobie adressa à la jeune femme cette exhortation: «Sara, lève-toi. Nous allons prier Dieu aujourd’hui, demain et après-demain. Pendant ces trois nuits, c’est à Dieu que nous sommes unis, et quand la troisième nuit sera passée, nous consommerons notre union. Nous sommes les descendants d’un peuple de saints, et nous ne pouvons pas nous unir comme des païens qui ne connaissent pas Dieu.» Ils se levèrent tous les deux et se mirent à prier ensemble avec ferveur. Ils demandaient à Dieu sa protection. Tobie disait: «Seigneur, Dieu de nos pères, que le ciel et la terre te bénissent, ainsi que la mer, les sources, les fleuves et toutes les créatures qui s’y trouvent. C’est toi qui as fait Adam avec la glaise du sol, et qui lui as donné Ève pour l’aider. Et maintenant, Seigneur, tu le sais: si j’épouse cette fille d’Israël, ce n’est pas pour satisfaire mes passions, mais seulement par désir de fonder une famille qui bénira ton nom dans la suite des siècles.» Sara dit à son tour: «Prends pitié de nous, Seigneur, prends pitié de nous; puissions-nous vivre heureux jusqu’à notre vieillesse tous les deux ensemble.»

 

 

 

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« Un couple dure ... 

s’il a une cathédrale à construire »

 

 

Le psychiatre Boris Cyrulnik a popularisé la théorie de la résilience, ce processus de résistance et de réparation des blessures.

 

Dans son livre :  "Parler d’amour au bord du gouffre" , il aborde la question du couple.

 

Conversation libre sur la mutation de la famille, les adolescents « largués », la crise de la paternité, les « conjugaisons affectives » et le secret du bonheur conjugal.

 

Que signifie le titre énigmatique de votre dernier livre : Parler d’amour au bord du gouffre ? 

 

 

La couverture représente un couple juché sur un rocher. Cela ressemble à un test psychologique : 10 % des gens y voient un couple qui va tomber, et 90 % y voient un couple de rescapés qui vient d’émerger de l’abîme.

C’est ce que je veux dire dans ce livre : l’amour peut guérir ! Le couple peut panser les blessures d’enfance de l’un des conjoints.

Contrairement à ce que professent certains prophètes de malheur, nous ne sommes pas condamnés à reproduire avec notre partenaire les souffrances que nous avons subies, par exemple à trouver un mari violent ou alcoolique quand on a eu un père violent ou alcoolique.


C’est ce que vous appelez la résilience, appliquée aux couples ?

 

En effet. La résilience est un terme de physique qui définit la résistance au choc des matériaux. Appliquée aux humains, c’est la capacité que nous avons à surmonter les traumatismes les plus graves et même d’en faire une force. Un peu comme l’huître qui fait une perle du grain de sable.


Ne sommes-nous pas tous des éclopés de la vie et donc des résilients ?

Non. Même si nous avons tous des comptes à régler avec notre passé et certaines blessures à cicatriser, nous ne sommes pas tous victimes d’inceste, de torture ou d’attentat.

Dans le traumatisme, on est déchiré, hébété. Le choc est tel qu’on est anesthésié, comme ces personnes qui, après une explosion, ne sentent pas qu’elles ont perdu un bras ou une jambe.

La souffrance vient quand on va mieux, avec le recul, avec le temps, quand on commence à se représenter ce qui nous est arrivé ; alors, on a peur, on a mal, on s’indigne, on souffre.

 

Paradoxalement, la souffrance est un signe de retour à la vie.

Dans le trauma, je ne sais plus qui je suis. Alors que dans l’épreuve, je souffre mais je reste moi-même : j’ai été collé à un examen, j’ai perdu un emploi, elle m’a quitté, je ne dors pas, je suis en colère.

À la fin de leur vie, 100 % des gens auront connu des épreuves. Mais 50 % auront connu un trauma.


Quels sont les facteurs qui, dans l’enfance, favorisent ce rebondissement de la résilience ? 

On en repère trois principaux : le tempérament de l’enfant ; le milieu affectif dans lequel il baigne dans ses premières années ; un environnement qui le soutient ou non.

Le climat familial joue beaucoup : des parents qui s’entendent bien, une mère épanouie qui peut s’appuyer sur la présence du père, qui est épaulée par son entourage.

Cela va créer un attachement sécurisant qui va permettre au petit de construire un début de personnalité.

Certes, le triangle bébé-papa-maman semble le meilleur schéma possible, mais le fait de perdre sa maman petit ne condamne pas forcément au malheur pour la vie entière si l’on trouve des figures d’attachement de substitution : grands-parents, nounous.

Je ne cesse de protester contre ce slogan fataliste qui veut que tout se joue avant 3 ans, et qui prétend qu’une enfance malheureuse crée forcément un destin malheureux.

 

C’est archifaux !


Il vaut quand même mieux protéger les enfants. 
Si on maltraite un enfant, non seulement on le blesse pour la vie, mais on peut le tuer affectivement.
Pour autant, un enfant surprotégé n’est pas un enfant heureux, dans la mesure où il est privé de victoires.

L’expérience l’a prouvé : dans une population privilégiée, ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui ont eu à affronter de petites épreuves, à se soumettre à des efforts.

Résoudre tous les problèmes de l’enfant, c’est le priver d’initiatives, donc de victoire et de toute fierté de lui-même. La capture affective peut être tout aussi grave que la carence.


Le regard des autres a une importance dans la résilience ?

 

Il faut deux coups pour faire un traumatisme. Le premier est la blessure réelle ; le second est la représentation que l’on s’en fait.

Celle-ci est influencée par la manière dont les autres la considèrent : si c’est avec crainte, dégoût, pitié, effroi qu’ils écoutent votre histoire, la blessure risque d’être durablement transformée en traumatisme.

Si, au contraire, ce récit suscite la compassion ou l’admiration, les dégâts seront moins importants.

 

Mais le regard de l’autre peut enfermer dans un carcan, dans une étiquette et donner une certaine direction à un destin.


Un divorce peut-il provoquer un traumatisme ? 

Le divorce ne provoque plus un trauma car il est rentré, hélas, dans une triste norme culturelle. Mais il crée une souffrance, un chagrin, une désorganisation qui peuvent modifier le développement des enfants.

Les garçons sont plus sensibles que les filles au divorce de leurs parents car ils ont besoin d’une structure affective stable autour d’eux pour pouvoir se développer.

Les filles quant à elles paraissent moins souffrir, car elles s’identifient davantage à leur mère, ce qui les protège.

Je crois que la domestication est un facteur de protection : 

 

« Papa est parti, se dit la fille. Mais ma chambre est là, je suis maîtresse chez moi, je me fais mon nid, je me sécurise en marquant mon empreinte ».

 

Cette protection maternelle offre une sorte de lune de miel dans un premier temps. Celle-ci va exploser à l’adolescence : les filles vont entrer en conflit avec leur mère car c’est le seul moyen qu’elles trouvent de la quitter puisqu’il n’y a plus de père.


Il n’y a plus de pères ? 

Ce n’est pas très original de dire que beaucoup d’hommes ne se sentent plus pères aujourd’hui et sont en grande difficulté, fragilisés ou carrément démissionnaires.

Dans une famille affaiblie, où les rôles ont changé, ils ne perçoivent plus clairement leur place.

Dans les générations précédentes, les hommes entraient dans la mine à 12 ans en sachant qu’il y avait de grandes chances qu’ils meurent de silicose quarante ans plus tard.

Mais ils assumaient ce sacrifice parce qu’ils se sentaient investis de la charge paternelle.

 

Aujourd’hui, l’idée de se sacrifier pour ses enfants n’est plus communément admise.

Dans la famille moderne, le père est symboliquement absent et pratiquement transparent.

Les mères ont donc, sans forcément le vouloir, capté le monopole des images identificatrices et de l’affectivité.

La solitude des mères aujourd’hui – qu’elles vivent seules ou en couple – me paraît lourde de conséquences. Elles portent tout parce que les pères ont été disqualifiés.

 

Et cela donne des gamins qui connaissent mieux la biographie de Zidane que celle de leur papa.

Qui ne savent rien de son métier, de son rôle social, ni de l’histoire familiale.

Cette déparentalisation des pères et ce surinvestissement des mères peuvent expliquer un certain nombre de troubles comportementaux que l’on voit se multiplier actuellement.

Peut-on construire un couple durable sans en avoir reçu une image ?

 

On a toujours une image de couple durable. Ne serait-ce que celle proposée dans certains films, ou par le couple des voisins, ou par les parents d’un copain qui forment un couple merveilleux – ce qui ne veut pas dire un couple parfait.

Car seuls les orphelins ont des parents parfaits. Comme ils sont morts, ils ne font pas de bêtises, ils ne sont jamais fatigués, jamais injustes.

Alors que les parents vivants, eux, se trompent, sont fatigués, sont injustes, puisqu’ils sont réels !


Deux personnes, avec leur passé, leur sexe, leurs blessures, leurs différences, qui parviennent à s’accorder, c’est étonnant ? 

Tout à fait. Comme quoi, cela correspond à un besoin profondément humain.

Et je suis très étonné de constater que des personnes aussi différentes parviennent à créer une conjugaison intime qui crée une personnalité de couple dont le plus souvent ils n’ont pas conscience.

Mais vous savez, on ne tombe pas amoureux par hasard. On est attiré vers l’autre par des signaux préverbaux – un regard, des gestes, une voix, 
une manière d’être qui nous touche intimement.

 

Notre propre style affectif, c’est-à-dire la façon dont nous avons été aimés, nous rend sensibles à certains indices véhiculés par le corps de l’autre.

Je vais tomber amoureux de celui ou de celle qui réveille des traces de mon passé et provoque mon besoin de les retrouver.


Il y a ainsi des styles de couple différents ? 

On peut en reconnaître un certain nombre en observant leur mode de communication.

 

Le couple « sécure », par exemple – on s’aime en se respectant, sans s’emprisonner – où l’on s’écoute, où les tours de parole sont harmonisés.

 

Le couple « insécure » où chacun n’est préoccupé que de sa propre blessure et veut le faire savoir : on se coupe la parole, on la prend de force, on se plaint que l’autre n’écoute pas.

Il y a aussi les couples « évitants », où l’on se protège, où chacun est sur ses gardes.

Cela donne des phrases courtes, des silences, des corps raides, des mouvements limités.

Et il y a bien d’autres conjugaisons affectives.


Peut-on dire qu’on construit son couple dès l’enfance ? 

On se présente dans la vie de couple comme on voudrait être, mais on s’engage avec ce qu’on est. Et d’abord avec une certaine image de soi, acquise dans les premières années de la vie.

Prenez l’exemple de Marilyn Monroe. Cette femme superbe avait une image d’elle-même totalement négative à cause d’une enfance privée d’affection.

Sa mère, malade mentale, étant hospitalisée, la petite Marilyn avait été placée dans plusieurs institutions : elle n’a pu connaître de stabilité affective.

Elle a grandi en se répétant « personne ne m’aime », et plus tard elle a cru que « jamais un homme ne pourra m’aimer ».

Cette représentation négative d’elle-même a « organisé » toutes les rencontres masculines de sa vie : elles seront toutes moches, à une exception près.

Tous les « hommes » de Marylin l’exploiteront sexuellement, affectivement, financièrement, intellectuellement, et la « massacreront », sauf un, le plus « limite » d’entre eux,

Joe Di Maggio, le joueur de base-ball, qui l’a respectée et aidée. Elle se considérait comme une fille sans valeur, elle s’est laissée prendre comme une proie.


Cette stabilité affective dont a besoin l’enfant n’est-elle pas menacée par les séparations conjugales ? 

On constate que les enfants de divorcés font des études moins longues et répètent le divorce plus souvent que les enfants de personnes non divorcées. Il y a donc un modèle parental qui passe à travers les générations.

Ceci dit, il faut renoncer aux explications de causalité linéaire. Il y a trop de variables autour du divorce pour affirmer qu’il provoque nécessairement des troubles.

J’ai des petits patients qui vont beaucoup mieux depuis le divorce de leurs parents !

Le divorce ne provoque pas de troubles graves si, avant qu’il survienne, les parents se sont aimés et ont créé une stabilité, et si après la séparation, l’enfant retrouve une famille stable.

Oui, le divorce provoque des troubles si les parents se sont déchirés, et surtout s’ils se sont maltraités devant l’enfant.

Ça, c’est un modèle terrible : ça abîme l’enfant, même s’il n’y a pas de séparation. Les adolescents qui se suicident ont souvent eu des parents qui se sont battus devant eux.

 

Les adolescents aujourd’hui sont « largués », répétez-vous souvent. Que voulez-vous dire ?

Il y a encore peu de temps, l’adolescence existait à peine. À l’âge de 20 ans, toutes mes copines d’enfance étaient mariées et avaient deux enfants ; les garçons étaient menuisiers, paysans, ouvriers, et travaillaient dans la dignité.

Aujourd’hui, j’ai des patients de cet âge qui se qualifient de « sous-m... » parce qu’ils ont été collés aux concours des grandes écoles.

Moi, je considère qu’il n’y a aucune honte à être collé à une grande école et qu’on peut réussir des choses passionnantes sans de tels passeports. Ce n’est pas leur opinion.

Il n’y a pas d’adolescence dans les sociétés sans technologie, parce qu’il faut qu’une fille porte des enfants et qu’un garçon travaille.

Alors, il y a moins de troubles du développement, mais les personnalités s’arrêtent.

Quand une fille de 20 ans a deux enfants, même si elle a une personnalité très forte, les urgences du quotidien l’empêchent de l’exprimer.

De même pour un garçon, lorsqu’il doit travailler au chantier douze heures par jour puis rentrer chez lui à pied parce qu’il est pauvre, il n’a pas le temps de lire, ni d’étudier.

 

La société est stable, mais la personnalité en prend un coup.


L'existence de l'adolescence est un signe de progrès social ?

Le signe, en effet, d'un développement plus épanoui des personnalités, mais aussi une période de conflit douloureux.
J'appelle l'adolescence le « continent flottant » : un énorme continent social, de 14 millions d'individus en France, qui flotte pendant dix, quinze ans.

Comme un bateau qui a largué ses amarres et sa voile, vous allez dépendre du vent et des courants très puissants des déterminants sociaux dans un monde en pleine déstructuration.

Selon les lieux, les milieux, les cultures familiales, vous aurez un développement intéressant ou une évolution fortement compromise.

Les adolescents d'aujourd'hui sont largués parce que notre culture est la première à ne pas leur offrir de rites d'accueil et de circuits d'intégration.

Cela veut dire qu'ils sont seuls : ils dépendent donc du quartier, de la bande, de la secte, des partis extrémistes : ils sont « prenables ».

C'est ce qui explique la montée de la violence chez les jeunes ?

La violence infantile n'a rien d'étonnant pour un psychologue. L'enfant n'est ni bon ni mauvais par nature. Mais son absence d'empathie est atténuée lorsque les enfants ont une structure familiale et ont intégré la culture parentale.
Quand la famille est déritualisée, lorsque manquent la culture et les mythes qui vont donner un sens au monde perçu, les enfants recréent une culture violente.

Ils vivent dans un monde de persécution et tout ce qui est étranger devient le persécuteur à détruire.

C'est ce que l'on voit dans les bandes de Los Angeles, de Lima, mais aussi de la région de Toulon où je vis : ils retrouvent les rituels archaïques du clan, avec la haine du différent.

Il n'y a plus dans notre société les traumatismes de la guerre. Y a-t-il de nouvelles blessures ?

Il n'y a plus de trauma de la guerre en France, mais il y a ceux du terrorisme.

Il y a également le trauma de l'inceste, lié à mon avis à la déparentalisation et à un trouble du développement affectif : beaucoup d'hommes ne se sentent plus pères et ne voient plus leur fille comme leur enfant.

Les nouveaux traumatismes sont, selon moi, ceux de la négligence affective.

Sous l'effet des progrès technologiques et dans une société qui privilégie l'intellectualisation, les enfants sont affectivement négligés et beaucoup moins sécurisés.

Anna Freud disait : 

« Les enfants ne s'attachent pas mieux aux parents qui ont le plus de diplômes ».

Les enfants s'attachent à qui parle, qui joue, qui les nourrit, qui les gronde. Donc, les enfants aujourd'hui ne s'attachent plus à leur mère, absente, mais à la femme de ménage, à la nounou, ou au jardinier.

C'est celui qui a le moins de diplômes qui provoque l'attachement !

Les parents seraient moins « sécurisants » que par le passé ?

Les hommes et les femmes font aujourd'hui des progrès individuels incontestables, mais ils n'ont plus cet effet sécurisant qu'offrait le grand-père qui apprenait à pêcher, ou la maman qui apprenait à faire une tarte.

Or, c'est très important de savoir faire une tarte, parce qu'on la partage ensuite.

On fait une tarte « pour » : pour l'offrir dimanche quand grand-mère viendra, pour la partager avec les voisins.

Travailler « pour », vivre « pour » : c'est la question du sens ?

Exactement. Dans notre société, le sens est pulvérisé. Notre culture de la consommation et l'accélération du temps n'offrent plus la durée qui permet de donner sens.

Or, si nous ne sommes pas capables de redonner du sens au monde, nous redeviendrons soumis aux choses et à nos pulsions.

Pour qu'une existence prenne sens, elle doit s'inscrire dans une histoire. Je vais me retourner sur mon passé, voir qui j'ai été, mes points forts, mes points faibles, mes hontes, mes fiertés.

 

J'utilise le passé pour bâtir un projet d'avenir. On ne peut donner sens que s'il y a une histoire et un rêve. Or, dans notre culture, on connaît de moins en moins l'Histoire.

On est happé par la consommation immédiate – c'est la jouissance instantanée du « flash » du drogué, sans avant, sans après.

Or, il est impossible de jouir sans arrêt.

Toute saveur qui se prolonge provoque l'indifférence, puis le dégoût et même la souffrance. Une vie consacrée au plaisir nous fait tomber dans le désespoir aussi sûrement qu'une vie sans plaisir.

Cela explique pourquoi tant de couples se séparent ?

Sans doute. J'ai beaucoup travaillé au Moyen-Orient, notamment au Liban.

En temps de guerre et de misère, le couple est indestructible, car c'est une question de survie : l'homme a besoin de la femme, et réciproquement. Ce qui n'est pas le cas dans nos sociétés organisées.
C'est le sens qui unit un couple et métamorphose les choses.

Or, nos victoires techniques viennent d'inventer le « bonhomme instant » : l'homme fulgurant qui aime l'urgence parce qu'elle le pousse à l'acte en lui évitant de penser.

Cela donne des couples centrés sur la jouissance qui se désolidarisent très tôt en ne transmettant rien à leurs enfants.

Pour durer, un couple doit avoir un « mythe fondateur » : il s'unit et s'attache « pour ».

 

On peut se marier très pauvres et rêver de travailler afin d'acheter un jour une maison qui hébergera cinq enfants et trois chiens ; ou courir ensemble le monde à bord d'un bateau ; ou être éducateurs de rue dans une banlieue défavorisée.

Un couple ne dure et ne tient que s'il a une cathédrale à bâtir dans la tête. Actuellement, la culture, en privilégiant l'immédiat et la vacance, ne favorise pas cette construction.

La famille, le couple, aident-ils à la résilience ?

Des cultures facilitent la résilience, d'autres non. Des travaux de l'Organisation mondiale de la santé montrent que plus les conditions d'existence s'améliorent objectivement, plus les familles se désolidarisent.
Certaines familles encouragent la résilience, d'autres non. On voit des familles empêcher une femme violée de devenir résiliente. Alors que d'autres l'aideront à se remettre en l'entourant, sans fausse pitié, en lui rendant sa valeur et sa place.

De même, certains couples agrandissent les blessures au lieu de les recoudre. Et d'autres s'appuient sur ce qu'il y a de plus constructif en eux pour recommencer à construire en dépit des blessures. Et ils se donnent beaucoup de mal pour gagner ce dont ils ont manqué.

J'ai connu un couple qui s'était rencontré à Auschwitz. Ils étaient adolescents tous les deux.

Ils se sont protégés mutuellement, ils ont ainsi réussi à survivre.

Quand ils ont été libérés, ils ont continué à s'entraider. Ils ont aujourd'hui entre 80 et 90 ans, et sont inséparables.

Ils se comprennent, se soutiennent, s'écoutent avec attention et délicatesse.

Quand l'un mourra, l'autre suivra probablement assez vite. Ils se sont aimés toute leur vie.

La crise de couple peut-elle être féconde ?

La crise fait partie du couple et permet l'évolution : à chaque crise, il y a un réaménagement possible qui fait que le couple peut apprendre à s'aimer autrement.

Mais il peut être très difficile de gouverner une crise.

Supposons par exemple que, du fait de mon histoire, j'ai un grand besoin de sécurité affective.

Si j'aperçois mon conjoint regarder une autre femme, cela va prendre pour moi une importance démesurée. Et je vais lui faire une scène violente.

Ce ne sera plus une crise mais un conflit – et sans résolution possible, car je lui reproche quelque chose qui est au fond de moi et dont je n'ai pas conscience.

Autre hypothèse : nous nous sommes mariés pour nous entraider car nous étions tous les deux malheureux.

Je me suis senti bien avec elle pendant dix ans, et maintenant je me sens moins bien : elle m'a donc trahi !

Si je me sens mal, c'est que l'autre ne fait plus son boulot de thérapeute.

 

À l'inverse : on s'est mariés pour s'entraider et mon conjoint va bien ! Que fait-on ensemble puisqu'il n'a plus besoin de moi ?

Un couple peut espérer surmonter de telles crises ?

On voit des personnalités de couples se chamailler sans arrêt mais ne pas pouvoir se séparer, ou être fidèles en apparence et se détester en silence.

Mais heureusement, il y a aussi des couples en crise qui  apprennent  à  négocier, à  « gérer la crise », à réaménager leur entente.

Des couples qui souffraient à leurs débuts et qui s'apprennent mutuellement à évoluer vers une belle maturité adulte.

Quel est, selon vous, le secret du bonheur d'un couple ?

Croire qu'on peut être heureux ensemble, et le vouloir. Déjà, le simple fait d'y croire permet d'y travailler et donc de créer des situations de bonheur, des rituels, des rencontres, des complicités, des routines, des intimités, etc.

Sans parler des enfants ! Reste à vouloir croire à ce bonheur ensemble dans la tempête.

 

Famille Chrétienne - 08/01/2005 - Par Luc Adrian

 

Né en 1937 à Bordeaux, Boris Cyrulnik est neurologue, psychiatre et éthologue (spécialiste de l'observation des animaux dans leur milieu naturel). Directeur d'enseignement à l'université de Toulon, auteur de dix-sept livres dont quatre consacrés à la résilience (éd. Odile Jacob), il est marié et père de deux enfants.